Fondé en 2011, le Dialogue catholique – évangélique du Canada vient de terminer une de ses plus longues recherches communes, concluant deux ans et demi de réunions semestrielles sur les questions de la réconciliation avec les Autochtones et les pensionnats.
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« Nos collègues évangéliques voulaient soumettre cette question au Dialogue », dit Mgr Joseph Dabrowski, évêque du diocèse de Charlottetown, le plus récent coprésident catholique du Dialogue. Il dit voir de la beauté dans cette réalité, « car le cœur des croyances catholiques et évangéliques est le message de réconciliation de l’Évangile ».
« Nous sommes certainement déterminés à avoir des relations justes », affirme dans le même sens M. Glenn Smith, Ph.D., directeur du programme de théologie pratique du Presbyterian College à Montréal et coprésident évangélique du Dialogue. Il explique que l’idée du thème a pris naissance pendant le moment historique où la découverte de tombes anonymes — sur les terrains des anciens pensionnats — faisait les manchettes.
« Nous avons lu le rapport final de la Commission de Vérité et Réconciliation du Canada sur les pensionnats et nous l’avons discuté », explique M. Smith. « Les tombes anonymes nous ont simplement donné le coup de pouce. […] Nous savions aussi que le pape s’en venait au Canada et que ce serait un moment important pour nos frères et sœurs catholiques. »
M. Smith reconnaît que même si la plupart des écoles ont été dirigées par l’Église catholique, « il est important pour tous les chrétiens d’aborder la question ». Le besoin de réconciliation est un problème chrétien, explique-t-il, parce qu’il est fondé sur ce qui était une stratégie chrétienne, et donc, nous y avons tous part.
« Le gros mythe »
« Voici le gros mythe », dit M. Smith : « les évangéliques sont réticents à ce sujet parce que leur position est que, “bon, nous n’avions aucune école, et ce n’est donc pas vraiment notre problèmeˮ ».
« Si on pense que les écoles qui étaient dirigées par les anglicans, l’Église Unie et les presbytériens étaient dirigées par des gens qui n’avaient pas une foi et une pratique évangéliques, c’est une grave erreur historique. Ces gens étaient motivés par une mission. C’était une stratégie missionnaire. Et c’était une stratégie missionnaire terrible, de sortir les enfants de leurs familles […], tout le contraire de la mission telle que nous la comprenons aujourd’hui. Alors, nous ne pouvons pas être réticents à ce sujet. »
Mgr Dabrowski dit qu’il y a grand profit à comprendre notre histoire commune. « Une voix chrétienne unie sur la vérité et la réconciliation exerce un plus grand poids moral et social », explique-t-il. « Les communautés autochtones voient souvent le christianisme comme un tout au lieu de distinguer entre les confessions. Alors, la présentation d’un front unifié démontre la volonté collective de reconnaître les torts du passé et de travailler ensemble pour un changement sérieux. »
Une ambiance de chaleur, de confiance et de candeur
Le Dialogue a tenu sa première réunion sur le thème de la réconciliation à Mississauga, en Ontario, en décembre 2022; le groupe incluait des théologiens, des universitaires, des prêtres, des pasteurs et des leaders d’organisations. En plus de prier et d’adorer ensemble, les membres échangeaient des nouvelles sur les détails de leurs vies personnelles et professionnelles. Le procès-verbal de leur rassemblement, qui a eu lieu pendant trois jours consécutifs, témoigne d’une ambiance de chaleur, de confiance et de candeur. Les activités sont allées du visionnement d’un documentaire intitulé The Survivors, au sujet de familles cries du nord du Québec qui avaient vécu l’expérience des pensionnats, à la discussion du rapport du gouvernement fédéral sur la vérité et la réconciliation. Deux documents ont été présentés et discutés (un de chaque côté), y compris un document sur la vérité et la réconciliation rédigé par Aurélie Caldwell, qui a enseigné la théologie systématique au Collège universitaire dominicain d’Ottawa pendant 20 ans et enseigne maintenant à temps partiel pour l’archidiocèse d’Ottawa-Cornwall.
On pourrait penser que c’étaient beaucoup de conversations de haut niveau autour d’une table et pas grand-chose de plus. Mme Caldwell dit cependant que les connaissances acquises grâce à la confiance et à la compréhension mutuelles et les idées acquises dans des affrontements d’idées parfois difficiles sur la question débattue dépassent les murs de la salle de rencontre.
Pendant que la lumière se fait et que les cœurs et les esprits des participants s’élargissent et changent, à leur retour dans leurs sphères d’influence respectives, ils sont prêts à faire connaître ce qu’ils ont appris. « Quand nous nous réunissons et que nous apprenons à mieux nous connaître, cela peut déteindre sur nos propres milieux », dit Mme Caldwell.
Avant que la vérité puisse être exprimée et reçue, il doit y avoir une relation de confiance, ajoute-t-elle. « La vérité ne sera pas bien exprimée ni bien reçue si la confiance n’y est pas. Ensuite, il peut y avoir réconciliation. Seulement, la réconciliation vient à la fin de tout le processus. »
Le travail d’établissement d’une telle confiance, insiste Mme Caldwell, est difficile mais important. « La division entre chrétiens est un scandale », dit-elle. « Elle est un obstacle à la prédication de l’Évangile. Il est important de travailler ensemble autant que possible, ou du moins de ne pas travailler les uns contre les autres. »
Les membres du Dialogue conviennent que leur apprentissage a été riche, mais il a été le plus riche quand ils ont rencontré en personne des Autochtones — évangéliques, catholiques et non chrétiens — pour les entendre au sujet de leurs expériences variées.
Une véritable écoute de l’autre
C’est la première fois dans l’histoire du Dialogue que les membres se sont rendus dans d’autres régions dans le seul but d’écouter la voix et les expériences des autres. C’est ce qui est arrivé lors de la réunion suivante du groupe, au printemps 2023, à Regina. Après une période de réflexion sur ce que c’est que de vraiment écouter les autres, le groupe a entendu plusieurs hommes et femmes autochtones qui ont raconté des histoires personnelles, douloureuses, parfois bouleversantes, de tragédie et d’injustice profondes vécues à cause des pensionnats dirigés par les Églises. Des enfants arrachés à leurs familles, privés d’accès à leur culture, soumis à de la violence physique et à un traumatisme intergénérationnel, sont seulement quelques-uns des thèmes qui sont ressortis des histoires des visiteurs.
Un membre évangélique du Dialogue, Andrew Dyck, est professeur agrégé à la Canadian Mennonite University à Winnipeg. Il dit que l’écoute d’histoires individuelles d’Autochtones et de leurs rencontres personnelles avec l’Église et l’Évangile l’a profondément touché.
« Si je n’entends pas d’histoires, il est facile de faire de grandes généralisations sur les gens et les groupes autochtones », explique-t-il. « Mais quand j’entends des histoires, chaque histoire est unique et apparaît sous un jour différent. Alors, pour moi, pour un apprentissage essentiel, il faut d’abord écouter les histoires réelles de ce que les gens ont vécu et rencontré, de ce qui les a tiraillés, et prendre ces histoires au sérieux. »
« Quand l’Église du Christ a causé des dommages, nous sommes tous touchés. Alors, nous avons tous quelque chose à faire dans le travail de guérison, de réconciliation et du rétablissement de la réputation du Christ et de l’Église. »
Brett Salkeld est le théologien archidiocésain de l’archidiocèse catholique de Regina et le membre du Dialogue qui y a siégé le plus longtemps, car il est là depuis le début. Il explique que la pratique de l’écoute mutuelle et la capacité « de formuler la position ou l’expérience de l’autre de telle sorte que l’autre la reconnaisse » est la clé de l’établissement de la confiance et la première étape vers la réconciliation. « On ne peut pas avancer tant que les gens ne se sentent pas entendus. »
Il décrit les relations avec les Autochtones locaux et leurs communautés dans tout le pays comme l’un des plus grands succès du Dialogue. « Quand j’y repense, ce qui me vient à la mémoire, ce sont ces gens. Je peux revoir leurs visages et me souvenir de l’ambiance dans la salle pendant qu’ils parlaient. »
Il mentionne d’autres succès. « Dans la perception du public, les pensionnats sont bien plus qu’un problème catholique », dit-il. « C’était une bonne chose que des catholiques voient quelle en est l’allure dans le monde évangélique, que les retombées du colonialisme ne sont pas sélectives. Tout représentant du christianisme doit faire face à ces retombées. C’était aussi une bonne chose que les évangéliques comprennent que cela fait partie de leur héritage. C’était important. »
« Nous faisons tous partie de cette rupture »
La troisième réunion du Dialogue à ce sujet a eu lieu à l’Université Tyndale en décembre 2023. Son apprentissage a commencé par une vidéo sur le pèlerinage pénitentiel du pape François au Canada et s’est terminé par un discours d’Adrian Jacobs, théologien évangélique et membre du clan de la Tortue des Haudenosaunee.
Selon le procès-verbal de la réunion, Jacobs a dit au groupe que le simple fait de venir à la table du traité de la Commission de Vérité et Réconciliation du Canada (CVR) et après la CVR est un acte de pardon. « Cela dit aux colons que même si vous nous avez menti encore et encore, nous allons encore croire que vous ne mentirez pas cette fois. »
Au cours du rassemblement de trois jours, les discussions du groupe sont allées des aspects pratiques — ce que fait chaque partie de façon institutionnelle pour l’œuvre de réconciliation — aux aspects théologiques, pendant qu’on essayait d’en venir à la compréhension de différents termes relatifs à la mission qui sont utilisés par chaque groupe.
Mgr Joseph Dabrowski a expliqué l’inculturation. Il s’agit d’assurer que la foi et les pratiques sont à l’aise dans une culture. Au lieu de remplacer les cultures autochtones par quelque chose d’étranger, il s’agit de permettre que l’Évangile s’enracine dans leurs traditions et leurs façons de vivre uniques. C’est l’idée que Dieu parle aux gens dans leur propre « langage », pas seulement dans les mots qu’ils disent mais dans leur musique, leurs arts, leurs récits et leurs « cérémonies ».
Il a ajouté : « Dans le contexte des pensionnats, l’inculturation est essentielle parce que les dommages ont été causés en partie par la tentative d’abolir l’identité autochtone. Une vraie guérison suppose non seulement la reconnaissance de la culture autochtone, mais aussi la célébration du fait que la foi peut être exprimée par elle. Elle montre le respect de la dignité des traditions autochtones et de leur rôle dans la création de Dieu. »
Glenn Smith a expliqué la contextualisation. « Elle commence par une tentative de discerner comment Dieu est déjà à l’œuvre par l’activité de son Esprit dans un contexte donné. Elle continue par le désir de communiquer l’Évangile en paroles et en actions et de former des groupes de gens qui aspirent à suivre Jésus en des manières qui ont du sens pour eux dans leur contexte culturel. »
Il a ajouté : « La contextualisation a lieu quand le Christ est présenté de telle manière que les gens peuvent voir qu’Il peut répondre à leurs plus profonds besoins, de sorte que les gens peuvent suivre Jésus tout en demeurant dans leur culture. C’est une réflexion continuelle sur l’action qui invite à une nouvelle réflexion; c’est ce qu’on appelle souvent la praxis. »
Marc Potvin, un membre évangélique du Dialogue, est directeur de l’éducation pratique à l’École de théologie de Montréal. Il dit que les discussions lui ont apporté un apprentissage essentiel. « En tant que catholiques et évangéliques, nous avons le même objectif de proclamer le royaume de Dieu, dit-il, mais nous utilisons des termes différents et une méthode différente. Cela a été une bonne révélation pour moi. Plus nous discutions nos termes différents, plus nous nous disions : “mais quelle est la différence?ˮIl y a une différence, surtout à cause de nos milieux ecclésiologiques. Mais à la fin, nous cherchons à accomplir la même chose. »
Il compare la conversation à la poursuite d’une piste de lapin, « mais c’était une bonne chose de trouver cette piste, parce que cela nous a permis d’avoir plus de respect pour ce que l’Église catholique cherche à accomplir maintenant. Elle cherche à faire du bien et à apporter une guérison à des gens qui vivent encore une brisure. C’était donc encourageant à voir. »
Il en est venu à croire que la responsabilité de la réconciliation est « une chose que nous avons en commun. La question est plus vaste que les pensionnats. […] Nous faisons tous partie de cette rupture. Nous sommes devenus plus riches parce que nous avons tant volé aux Premières Nations. Nous sommes sur des terres que nous avons volées au moyen de promesses brisées et en faisant des promesses sans aucun désir de les tenir. »
Changement de perspectives
Le Dialogue a tenu sa dernière réunion sur le thème de la réconciliation et des pensionnats à Montréal, à l’été 2024. Cette fois, il s’est rendu dans les communautés autochtones de Kanesatake et de Kahnawake pour écouter et apprendre des gens sur place.
Plusieurs membres du Dialogue ont dit avoir été émus et impressionnés de rencontrer à Oka Harvey Satewas Gabriel, qui a raconté comment il a grandi à Kanesatake, ses souvenirs de la crise d’Oka en 1990 et son engagement pour son peuple, la terre et la Bible. Harvey a aussi parlé des incendies d’églises qui ont eu lieu à Oka — à cause de tensions entre catholiques et protestants — dès les années 1880.
Gabriel, qui a maintenant 84 ans, a travaillé pendant 17 ans après sa retraite pour faire une traduction de la Bible en mohawk, avec le soutien de la Société biblique canadienne et de l’Église Unie du Canada.
Parlant au nom de son mari, Susan Gabriel a dit que même si « la réconciliation n’a pas été son centre d’intérêt », Harvey a été très heureux de rencontrer les membres du Dialogue et qu’« il a senti qu’il était entendu ». Elle a dit qu’un point culminant des discussions pour son mari a été de donner un exemplaire de la traduction en mohawk à Mgr Dabrowski, qui a promis de la remettre au pape François.
« Cette expérience a changé ma perspective de bien des façons », dit Andrew Dyck. « J’étais au courant d’Oka seulement à cause des reportages sur la crise en 1990, des barricades et ainsi de suite. Et voilà cet homme, de l’Église Unie, qui tenait l’Écriture tellement à cœur et qui a consacré des années de sa vie à ce projet de traduction. Voir l’Église Unie sous un autre angle et voir le peuple mohawk sous un autre angle qui ne cadrait vraiment pas avec les histoires stéréotypées qu’on raconte parfois, cela m’a vraiment impressionné. »
Le groupe a aussi visité le sanctuaire Kateri-Tekakwitha et l’église Saint-François-Xavier et a appris l’histoire douloureuse des conflits entre protestants et catholiques dans la communauté. C’est une histoire si douloureuse que des blessures persistantes continuent de couver et de peser sur la communauté jusqu’à ce jour. C’est encore un autre fruit tragique des premiers efforts missionnaires de l’Église.
« Je n’avais pas pensé à cela du tout : les difficultés œcuméniques au sein des différentes communautés autochtones », dit Brett Salkeld. « La grande majorité du travail œcuménique que nous faisons ne tient pratiquement pas compte de ce résultat de nos efforts missionnaires : le fouillis de la mission et de la colonisation simultanées et la manière dont il a déterminé le paysage œcuménique des communautés autochtones. »
Avancer ensemble
Si on demande aux membres du Dialogue quelles leçons ils ont apprises par suite de leur participation depuis deux ans et demi, le consensus est général : ils n’ont aucune solution merveilleuse aux problèmes que vivent nos frères et sœurs autochtones, et ils ne connaissent pas de voie rapide vers la réconciliation. En tant que membres du Dialogue, ils reconnaissent qu’ils n’ont pu entendre que les récits d’une poignée d’Autochtones, qui représentent une fraction minuscule des cultures, des communautés et des expériences autochtones.
Cependant, ils ont appris à écouter, à vraiment écouter. Et c’est une leçon qu’ils croient que les Églises de tout le Canada ont besoin d’entendre, parce qu’en écoutant, ils ont appris la gravité de la situation.
« Nous devons poursuivre des relations justes si nous voulons parvenir à la réconciliation » : telle est la réflexion de Glenn Smith. « Ne faisons pas une réconciliation en vitesse. Travaillons à établir des relations justes. Or, cela va être une affaire locale. Ma communauté de croyants à Montréal doit avoir une relation juste avec nos frères et sœurs de Kanesatake. Lancer la serviette, c’est un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre. »
Les membres du Dialogue disent que des relations justes commencent par une relation juste avec notre Créateur. C’est grâce à une relation juste avec Dieu que nous avancerons vers une relation juste et une réconciliation avec toute la création de Dieu et avec les autres, y compris nos frères et sœurs autochtones.
Smith a ajouté : « Mon espoir et ma prière, c’est qu’il y ait ici un modèle, que les gens comprennent qu’il y a d’autres chrétiens qui prennent cette question au sérieux. La pratique du rétablissement de relations justes doit suivre un cheminement. Il faut du dialogue, de l’étude, de la prière, de l’action. »
Situer l’étude et la réflexion dans un contexte local, c’est important et cela approfondit la compréhension, explique-t-il. C’est pour cela que le Dialogue est allé à Regina et dans les communautés mohawks de Kanesatake et de Kahnawake.
Il a demandé la permission de s’asseoir avec ses voisins autochtones et de dialoguer. Les membres se sont efforcés d’avoir une attitude d’humilité et d’écoute active, en mettant de côté toute notion ou tout jugement préconçu dans le désir de discerner où l’Esprit de Dieu était déjà à l’œuvre dans chaque situation. Ils ont délibérément ralenti, en prenant tout le temps, en posant des questions honnêtes et en demeurant ouverts aux réactions. « Nous voulions être prophétiques, de dire M. Smith, en apprenant en quoi des injustices ont été commises, des relations détruites et l’amour de Dieu avili. »
Mgr Dabrowski dit que le sujet de la réconciliation est « urgent parce qu’il touche à la fois une injustice historique et un appel à la guérison pour aujourd’hui. »
« La relation entre Autochtones et non-Autochtones au Canada demeure tendue », ajoute-t-il. « Beaucoup de communautés autochtones sentent que les promesses de réconciliation n’ont pas été suivies d’actions notables. C’est maintenant le temps pour les communautés chrétiennes de prendre des mesures concrètes et de passer des déclarations d’excuses à une écoute active, à un apprentissage et à une collaboration dans des initiatives de guérison. »
Quatorze ans de dialogue catholique – évangélique officiel
Depuis 14 ans, le Dialogue catholique – évangélique forme et nourrit des amitiés entre les leaders des deux groupes de croyants tout en fortifiant des liens de soutien et d’empathie, en se réunissant pour que chacun comprenne les perspectives de l’autre sur des sujets et des thèmes divers.
Les origines du Dialogue peuvent remonter à l’automne 2005, lorsque Bruce Clemenger, alors président de l’Alliance évangélique du Canada (AEC), a été invité à prononcer un discours à l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) sur l’importance de la collaboration entre évangéliques et catholiques.
Le printemps suivant, la Commission pour l’unité chrétienne de la CECC a envoyé une lettre à l’AEC proposant « la possibilité d’un dialogue officiel ». En 2008, les deux parties avaient formé un groupe de travail pour commencer la conversation et faire des recommandations sur la proposition.
Le Dialogue officiel a commencé par une retraite de deux jours au printemps 2011, et, depuis les tout débuts, les partenaires ont convenu de se réunir pour la prière, l’étude et l’action.
Quand ils se réunissent, les catholiques et les évangéliques conviennent d’un sujet, puis ils présentent des documents, un ou deux, selon le point de vue de chaque groupe de croyants. Ils s’engagent dans des discussions en cherchant chacun à comprendre la tradition de l’autre, tant pour les points communs que pour les différences. Les sujets discutés ont notamment été l’Écriture, la tradition et le salut. Dans tout ce processus, les membres disent avoir appris qu’il peut y avoir réconciliation entre les catholiques et les évangéliques.
Remerciements
Le Dialogue catholique – évangélique est parrainé par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) et l’Alliance évangélique du Canada (AEC) (mais ne s’exprime pas en leur nom). Nous tenons à remercier Patricia Paddey pour ses recherches et la rédaction de cet article. Cet article a également été publié sur CECC.ca. Photo de deux collines par Peyton Morris, tirée d'Unsplash.